La Culture Corse
Histoire
La culture
Spécialités régionales
La nature

 

Séjour en Corse
Hôtels et location
Camping
Restaurants
Office de tourisme
Transports sur l'île
Produits Corses
Manifestations

 

Activités en Corse
Activité nature
Nautisme
Loisirs et bien être
Les plages de rêves

 

Informations pratiques
Partir de Nice
Périodes Propices
En cas d'urgence
Météo

Historique de la Corse

 Préhistoire
 Antiquité
 Moyen Âge
 La révolution
 L’indépendance
 Du 19ème au 20ème siècle

Tout commence à la préhistoire !

La Corse est certainement occupée par des groupes peu nombreux à partir du VIIe millénaire avant Jésus-Christ Même si la légende dit joliment, que c'est une femme appelée Corsa qui serait arrivée la première dans ce pays en compagnie d'un troupeau de vaches, c'est quand même la dame de Bonifacio, morte à 40 ans à peine, qui est le plus ancien reste humain attestée de Corse datant de 6 570 av JC. Au néolithique, l’homme occupe entièrement l’île, agriculture et élevage se développent et des villages s’organisent. Ces premiers corses vivent de cueillette (coquillages, baies sauvages) et de chasse (lapin-rat) et ont pu disparaître sans descendance. Cette civilisation sait fondre le cuivre, sculpte des centaines de menhirs qui sont parfois de véritables statues, et bâtit des constructions en énormes pierres (castelli, torri). Tout indique une société organisée, très proche de celle de la Sardaigne nuragique. Le peuplement de la Corse se densifie avec l'arrivée des Ligures puis des Torréens vers 1 500 av JC. Ces constructeurs de mégalithes édifient des menhirs stèles et font de la Corse la première région d'Europe pour la quantité de la statuaire mégalithique en particulier des statues menhirs armées. Dès cette époque, commencèrent les échanges avec la péninsule italienne.
Imagine que les premiers habitants, nos lointains ancêtres, vivaient 6000 ans avant Jésus Christ. Ils fabriquaient des outils en pierre polie. Ce sont eux les premiers qui ont cultivé nos plaines ; ils ont domestiqué les chèvres sauvages pour pouvoir traire leur lait et faire des fromages; ils ont épierrés nos collines ensoleillées pour édifier patiemment les terrasses et, à force de labeur, ils ont bâti nos fiers villages...

A l’antiquité

Le premier des grands peuples historiques à venir s'établir en Corse fut celui des Phocéens.
Ils s'installèrent dans un vaste port naturel, Alalia (Aléria), en 564 av JC et y créèrent un comptoir. Si la vigne existait en Corse avant leurs arrivées, les phocéens en développèrent l'art et la culture.
Alalia, première ville corse connue, grossie d'émigrants phocéens après la conquête de Phocée par les Perses à partir de 545 av JC, comptait plusieurs milliers de personnes. Mais peu de contact existaient entre eux et les indigènes, les descendants des Ligures et les Torréens qui étaient restés dans l'île, et qui étaient pour la plupart, retranchés dans leurs montagnes et qui y resteront, indépendants, de nombreux siècles encore. En 535 av JC, la coalition etrusco-carthaginoise gagnent la bataille d'Alalia contre les Phocéens et s'installe en Corse.
En 453 av JC, les Syracusains fondèrent Porto Vecchio. Autour de 271 av JC, les Carthaginois renforcèrent leur position en Corse tout en réalisant la conquête de la Sicile (276).

Quant au moyen âge.

À la chute de Rome, le déferlement des peuples « barbares » sur l’Europe n’épargne pas la Corse. Les Vandales sont les premiers à arriver, depuis le sud de l’Espagne, en passant par le Maghreb, la Sicile et la Sardaigne. Ils ne sont à l’origine que de massacres, terreur, incendies, famine. Les Corses se réfugient dans les montagnes pour leur échapper. Les Vandales rapportent aussi d’Afrique la malaria ou paludisme.Les Vandales sont chassés, en 533, par les Byzantins dont les fonctionnaires vivent de rapine, de corruption et de fraude. Puis les Ostrogoths s'aventurent dans l'île. Enfin les Lombards, venus des Alpes, n’occupent l’île que trois décennies mais parviennent à codifier l’usage local de la « dette de sang », future « vendetta ».Lorsque Charlemagne devient Roi des Lombards, en 774, il confirme une partie de la donation de Quierzy que son père avait fait au pape Etienne II. La Corse entre alors dans l’obédience du Saint-Siège, sans effet réel et immédiat pour le successeur de celui-ci, Adrien Ier.À partir du VIIIe siècle, les Sarrasins d’Espagne et d’Afrique du Nord (Maures, Berbères ou Arabes) multiplient les attaques sur les côtes corses et mettent les ports à sac, coupant l’île du continent durant près de trois siècles sans vraiment vouloir l’envahir. La population recule à nouveau dans les montagnes et fait appel au pape, supposé propriétaire de l’île. C’est la Marche de Toscane, déléguée par le pape, qui vient à son secours. Selon certains historiens, le blason et le drapeau à la tête de Maure tireraient leur origine de cette époque.Ces luttes pourraient être à l’origine de la féodalité et de la noblesse en Corse. En effet, les déplacements de population dus aux invasions (émigration, repli dans les hauteurs) cloisonnent les Corses dans les hautes vallées. L’Église officialise ces « pièves » (pievi), regroupements de population plus ou moins isolés les uns des autres, et, vers l’an mil les seigneuries se constituent sous l’autorité du pape : la gestion insulaire est déléguée à un comte (le premier selon la tradition est Ugo Colonna, à l’origine de la noblesse corse), qui nomme des juges locaux. Les seigneurs dressent de petits châteaux ou donjons, assurent la paix et la justice, prélèvent une redevance (accattu). Les vassaux sont surtout liés à leur suzerain par des liens d’amitié et de parenté (clienti) même si la pyramide féodale tend à s’imposer. Certains comtes s’arrogent les droits et privilèges des comtes carolingiens, comme Arrigu Bel Messere, installé dans son « palais » de Poghju-di-Venacu. La disparition de ce dernier marque l’émiettement du pouvoir féodal.

La Révolution.

En décembre 1729, révolution paysane, dirigée contre le paiement de l'impôt (il y avait eu une famine en 1729), éclate dans le Boziu et s'étend aux régions environnantes.

Bastia est mis à sac en février 1730.
D'abord réticent, les notables étaient plutôt du coté des Gênois, mais ils se rangent du coté des paysans corses lorsque le sang corse coule en mars 1730. Trois notables sont proclamés Généraux de la Nation Corse en décembre 1730 : Luigi Giafferi, Andréa Ceccaldi, et l'abbé Raffaelli d'Orenza représentant les trois ordres de la nation (populaire, noblesse corse et clergé). Encadré par les notables, la jacquerie se transforme, dès 1730, en révolution politique. Gênes, dépassé par l'ampleur de la révolte, fait appel aux troupes de l'empereur Charles VI. Vaincues en 1731, elles reçoivent des renforts et soumettent les rebelles en 1732.

Gênes accorde des concessions garanties par l'empereur.
Mais, dès 1733, après le départ des troupes impériales, les révoltes reprennent dans le Rustinu dirigées par Giacintu Paoli (pére de Pasquale). L'événement politique majeur de cette deuxième insurrection est la consulte nationale qui se tient à Orenza en janvier 1735. L'avocat Sebastiano Costa rédige la Constitution Corse. Le Dio vi salvi Regina est adopté comme hymne national corse. L'image de l'Immaculée Conception de la Vierge figure désormais sur les étendards des insurgés. L'exécutif est confié à trois primats : Giafferi, Paoli et Ceccaldi. En avril 1736, un aventurier allemand, le baron Von Neuhoff arrive en corse. Les primats se disent :"tiens ca ne serait pas mal si on en faisait un roi de celui là", et c'est ainsi que le baron Von Neuhoff devint Théodore Ier roi de Corse. Il quitta l'île dès novembre 1736.

La convention franco-génoise de 1737 permet à la France de débarquer à Bastia en février 1738. En juillet 1739, les Corses se rendent et leurs chefs sont exilés à Naples, dont Paoli qui emmène son fils Pascal. En 1741, au départ des français de la Corse succède la troisième insurrection corse. Le consulte de Boziu, en mars 1743, institue la régence pour le royaume de Corse. Mais, en novembre 1745, une alliance austro-sarde s'empare de Bastia repris par les génois en 1746. Les français interviennent pour la deuxième fois en Corse en mars 1748 jusqu'en 1753 laissant l'île entre les mains des insurgés dont le chef, Gian Pietro Gaffori, a été élu Général de la Nation lors du consulte d'Orezza en 1751. Gaffori est assassiné à Corte le 3 octobre 1753. Clément Paoli, fils aîné de Giacintu Paoli, est nommé à la tête de la régence.

L’indépendance.

Pascal Paoli débarque le 29 avril 1755 à Aléria et est élu Général de la Nation le 14 juillet 1755. Paoli n'est pas accueilli comme un homme providentiel par tous les corses et devra affronter durement pendant deux ans les Matra, héritiers de Gaffori, et leur partisans avant de s'imposer sur toute l'île hormis les villes côtières génoises. En novembre 1755, Paoli fait voter la constitution nationale corse à la consulte de Corte. Cette constitution, extrêmement moderne, instaure une justice et un gouvernement représentatif et établit la séparation des pouvoirs et fait l'admiration de l'Europe des lumières dont, surtout, Jean-Jacques Rousseau. La Corse a été la première région du monde à se doter d'un état démocratique moderne avant même la guerre d'Indépendance américaine et la Révolution française. Pour lutter contre le blocus maritime génois, Paoli met sur pied une petite marine de guerre d'une quinzaine de navires qui arborent le pavillon à tête de Maure. Le drapeau national corse avec la tête de Maure est adopté en 1760 en remplacement de l'Immaculée Conception de la Vierge. Paoli décide de relever sur le front de la tête de Maure le bandeau qui couvre les yeux ; " les corses veulent y voir clair ". Il crée, en 1760, une imprimerie nationale à Campulori qui publie le premier journal officiel corse intitulé Ragguagli dell'Isola di Corsica (Rapport de l'île de Corse). En 1762, le Cap Corse se rallie à Paoli à la consulte de Luri. Il décide de frapper une monnaie à l'effigie de la tête de Maure en 1762 à Murato. Il crée, en janvier 1765, une université à Corte qui enseigne la théologie, le droit civil et canon, l'éthique, la philosophie, le dogme et les sciences et dont les études sont gratuites. Par le traité de Versailles du 15 mai 1768, Gênes cède la souveraineté de la Corse à la France pour dix ans en gage d'une dette annuelle. La conquête de la Corse se fait en deux campagnes : la première voit, en juillet 1768, les troupes françaises occuper le Cap Corse mais subir une grave défaite à Borgo le 9 octobre 1768. La seconde ne dure que quatre jours : l'armée de Paoli est écrasée à Ponte Nuovo le 8 mai 1769 (4 324 morts). Pascal Paoli part en exil le 13 juin 1769, en Angleterre. A Ajaccio en 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte.

Du 19ème au 20ème siècle.

Malgré quelques tentatives de développement, l’Empire est surtout un moment de répression. Dans la suite du XIXe siècle se structure le système des " clans " : deux partis, regroupant des groupes villageois, affichent pour la forme un engagement politique. Le banditisme atteint son paroxysme, et l’île se replie sur elle-même malgré les progrès des transports. Des sociétés secrètes manifestent encore l’attachement de nombreux Corses à une Italie en révolution. Ce n’est que sous le second Empire, qui offre des carrières à l’extérieur, que les Corses s’intègrent à l’ensemble français. Le XIXe siècle connaît une croissance démographique (jusqu’à 340 000 habitants), sans développement économique correspondant. Des départs massifs commencent vers la France et ses colonies, et vers l’Amérique latine.

L’île, misérable et surpeuplée par rapport à ses ressources, reçoit de la guerre de 1914 un coup terrible : 12000 morts et de nombreux départs. Ce désastre développe un premier nationalisme, exprimé par la revue A Muvra. Le rapprochement de ce courant avec le fascisme italien le discrédite. Occupée par les Italiens en novembre 1942, la Corse fait le choix de la France et, sous direction communiste, se libère en septembre 1943.

Voir la météo en Corse
Accueil Qui sommes nous Annuaire Contact Aide Conditions Générales