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Historique de la Corse
Tout commence à la préhistoire !
A l’antiquitéLe premier des grands peuples historiques à venir s'établir en Corse fut celui des Phocéens. Quant au moyen âge.À la chute de Rome, le déferlement des peuples « barbares » sur l’Europe n’épargne pas la Corse. Les Vandales sont les premiers à arriver, depuis le sud de l’Espagne, en passant par le Maghreb, la Sicile et la Sardaigne. Ils ne sont à l’origine que de massacres, terreur, incendies, famine. Les Corses se réfugient dans les montagnes pour leur échapper. Les Vandales rapportent aussi d’Afrique la malaria ou paludisme.Les Vandales sont chassés, en 533, par les Byzantins dont les fonctionnaires vivent de rapine, de corruption et de fraude. Puis les Ostrogoths s'aventurent dans l'île. Enfin les Lombards, venus des Alpes, n’occupent l’île que trois décennies mais parviennent à codifier l’usage local de la « dette de sang », future « vendetta ».Lorsque Charlemagne devient Roi des Lombards, en 774, il confirme une partie de la donation de Quierzy que son père avait fait au pape Etienne II. La Corse entre alors dans l’obédience du Saint-Siège, sans effet réel et immédiat pour le successeur de celui-ci, Adrien Ier.À partir du VIIIe siècle, les Sarrasins d’Espagne et d’Afrique du Nord (Maures, Berbères ou Arabes) multiplient les attaques sur les côtes corses et mettent les ports à sac, coupant l’île du continent durant près de trois siècles sans vraiment vouloir l’envahir. La population recule à nouveau dans les montagnes et fait appel au pape, supposé propriétaire de l’île. C’est la Marche de Toscane, déléguée par le pape, qui vient à son secours. Selon certains historiens, le blason et le drapeau à la tête de Maure tireraient leur origine de cette époque.Ces luttes pourraient être à l’origine de la féodalité et de la noblesse en Corse. En effet, les déplacements de population dus aux invasions (émigration, repli dans les hauteurs) cloisonnent les Corses dans les hautes vallées. L’Église officialise ces « pièves » (pievi), regroupements de population plus ou moins isolés les uns des autres, et, vers l’an mil les seigneuries se constituent sous l’autorité du pape : la gestion insulaire est déléguée à un comte (le premier selon la tradition est Ugo Colonna, à l’origine de la noblesse corse), qui nomme des juges locaux. Les seigneurs dressent de petits châteaux ou donjons, assurent la paix et la justice, prélèvent une redevance (accattu). Les vassaux sont surtout liés à leur suzerain par des liens d’amitié et de parenté (clienti) même si la pyramide féodale tend à s’imposer. Certains comtes s’arrogent les droits et privilèges des comtes carolingiens, comme Arrigu Bel Messere, installé dans son « palais » de Poghju-di-Venacu. La disparition de ce dernier marque l’émiettement du pouvoir féodal. La Révolution.
Bastia est mis à sac en février 1730. Gênes accorde des concessions garanties par l'empereur.
L’indépendance.![]() Pascal Paoli débarque le 29 avril 1755 à Aléria et est élu Général de la Nation le 14 juillet 1755. Paoli n'est pas accueilli comme un homme providentiel par tous les corses et devra affronter durement pendant deux ans les Matra, héritiers de Gaffori, et leur partisans avant de s'imposer sur toute l'île hormis les villes côtières génoises. En novembre 1755, Paoli fait voter la constitution nationale corse à la consulte de Corte. Cette constitution, extrêmement moderne, instaure une justice et un gouvernement représentatif et établit la séparation des pouvoirs et fait l'admiration de l'Europe des lumières dont, surtout, Jean-Jacques Rousseau. La Corse a été la première région du monde à se doter d'un état démocratique moderne avant même la guerre d'Indépendance américaine et la Révolution française. Pour lutter contre le blocus maritime génois, Paoli met sur pied une petite marine de guerre d'une quinzaine de navires qui arborent le pavillon à tête de Maure. Le drapeau national corse avec la tête de Maure est adopté en 1760 en remplacement de l'Immaculée Conception de la Vierge. Paoli décide de relever sur le front de la tête de Maure le bandeau qui couvre les yeux ; " les corses veulent y voir clair ". Il crée, en 1760, une imprimerie nationale à Campulori qui publie le premier journal officiel corse intitulé Ragguagli dell'Isola di Corsica (Rapport de l'île de Corse). En 1762, le Cap Corse se rallie à Paoli à la consulte de Luri. Il décide de frapper une monnaie à l'effigie de la tête de Maure en 1762 à Murato. Il crée, en janvier 1765, une université à Corte qui enseigne la théologie, le droit civil et canon, l'éthique, la philosophie, le dogme et les sciences et dont les études sont gratuites. Par le traité de Versailles du 15 mai 1768, Gênes cède la souveraineté de la Corse à la France pour dix ans en gage d'une dette annuelle. La conquête de la Corse se fait en deux campagnes : la première voit, en juillet 1768, les troupes françaises occuper le Cap Corse mais subir une grave défaite à Borgo le 9 octobre 1768. La seconde ne dure que quatre jours : l'armée de Paoli est écrasée à Ponte Nuovo le 8 mai 1769 (4 324 morts). Pascal Paoli part en exil le 13 juin 1769, en Angleterre. A Ajaccio en 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte. Du 19ème au 20ème siècle.Malgré quelques tentatives de développement, l’Empire est surtout un moment de répression. Dans la suite du XIXe siècle se structure le système des " clans " : deux partis, regroupant des groupes villageois, affichent pour la forme un engagement politique. Le banditisme atteint son paroxysme, et l’île se replie sur elle-même malgré les progrès des transports. Des sociétés secrètes manifestent encore l’attachement de nombreux Corses à une Italie en révolution. Ce n’est que sous le second Empire, qui offre des carrières à l’extérieur, que les Corses s’intègrent à l’ensemble français. Le XIXe siècle connaît une croissance démographique (jusqu’à 340 000 habitants), sans développement économique correspondant. Des départs massifs commencent vers la France et ses colonies, et vers l’Amérique latine. L’île, misérable et surpeuplée par rapport à ses ressources, reçoit de la guerre de 1914 un coup terrible : 12000 morts et de nombreux départs. Ce désastre développe un premier nationalisme, exprimé par la revue A Muvra. Le rapprochement de ce courant avec le fascisme italien le discrédite. Occupée par les Italiens en novembre 1942, la Corse fait le choix de la France et, sous direction communiste, se libère en septembre 1943. |
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